Selon les statistiques de l’ OMS , l’obésité touche près de 2 milliards de personnes, à travers le monde dont une grande proportion d’enfants de moins de 5 ans

 

 

L’obésité mal du siècle ?

Les dernières décennies ont connu de profondes modifications dans nos habitudes alimentaires.
L’émergence des fast-foods et la prolifération de nouveaux produits à forte densité calorique, ont créé un engouement incontournable à la bouffe.
C’est désormais la civilisation de la bouffe.
C’est ainsi que l’obésité est devenue le mal du siècle.
Selon.
En Belgique, la tendance vers l’obésité s’accentue et préoccupe.
Le plein de calories fait partout des ravages.
L’obésité menace de plus en plus de personnes à travers le monde.
La chirurgie de l’obésité a accompli de grands progrès en vue de faire face à l’obésité menaçante.
Les techniques développées à cet effet, permettent désormais de diminuer les risques d’obésité, en limitant la capacité d’absorption des aliments.
Le bypass, la sleeve gastrique, sont autant d’interventions, qui se généralisent et qui permettent enfin de lutter chirurgicalement contre la sur bouffe.

 

Qui est candidat à la chirurgie de l’obésité ?

 

La chirurgie de l’obésité concerne les personnes de 18 à 60 ans, ayant un IMC supérieur à 40 , et souffrant de plus de complications dues au surpoids. Avec ce que cela entraîne, d’hypertension, d’arthrose, de diabète, etc…
La chirurgie de l’obésité propose deux types d’interventions, indiquée chacune selon le cas à traiter.

 

Pourquoi la chirurgie de l’obésité est l’une des chirurgies les plus exigeantes ?

Effectivement, la chirurgie de l’obésité est une chirurgie exigeante, pour deux raisons essentielles :

– la première découle des contraintes draconiennes qu’elle impose, et de la discipline qu’elle requiert, pour préserver dans la longévité le résultat obtenu suite à la chirurgie.
– la seconde provient du travail sur soi, indispensable, pour chaque patient, en vue de s’adapter à son nouveau corps avec ce que cela impose de recherche de nouveaux repères et d’acceptation de soi.
Dans tous les cas, l’aide de la psychiatrie, est nécessaire, voire incontournable, pour se réconcilier progressivement avec son image corporelle

 

Comment perdre du poids?

Généralement, l’obésité est un phénomène qui préoccupe les sociétés modernes partout dans le monde.
Les changements introduits ces dernières années sur les produits alimentaires, avec le développement de la restauration rapide ( fast food ), ainsi que les diverses tentations proposées aux consommateurs, ont permis d’instaurer la dictature de la bouffe.

Le phénomène d’obésité est né de cet engouement pour la bouffe, et les bonnes choses( sucreries diverses).
Se débarrasser de son surpoids, et des excès pondéraux qui déforment la silhouette et pénalisent la personne dans sa vie de tous les jours, est devenu un besoin général ,du reste assez légitime.
L’embonpoint est responsable du mal-être que vivent des milliers de personnes à travers le monde.
La médecine du corps et les diverses chirurgies qui s’y apparentent , offrent aujourd’hui la possibilité de se débarrasser des kilos en trop.
La chirurgie esthétique utilise la liposuccion, le lifting, la sculpture de la peau, pour lutter contre le surpoids.

La chirurgie de l’obésité possède aussi ses propres techniques ( bypass , sleeve gastrique), pour freiner l’invasion de la graisse et de la sur bouffe en modifiant la capacité d’absorption des aliments et en agissant sur les molécules de l’appétit.
Toutes ces techniques chirurgicales ne sont pas en définitive des remèdes miracles pour maigrir ni des alternatives crédibles à l’amaigrissement.
Certes, la médecine aide à supprimer les cellules graisseuses, à corriger les disgrâces causées par le surpoids à notre enveloppe cutanée, mais, le moyen le plus sûr et le plus durable pour maigrir, reste :
– l’observation d’habitudes alimentaires saines
– la pratique d’activités sportives régulières

Ceci montre que pour maigrir, c’est bien de s’adresser aux différentes chirurgies d’appoint, mais l’idéal est de s’armer de sa propre volonté pour se débarrasser des excès alimentaires.
Dans cette figure, l’aide des spécialistes de la nutrition est un excellent outil d’accompagnement, de conseil , d’assistance et de surveillance.

 

En quoi consiste le bypass gastrique ?

 

Le bypass gastrique, est une intervention relevant de la chirurgie de l’obésité qui consiste à réaliser une opération de restriction du volume de l’estomac, ajoutée à une dérivation avec le petit intestin, afin d’amener la nourriture plus loin ( modification du circuit alimentaire).
Les aliments ne passent plus par l’estomac et la partie supérieure du tube digestif, mais va directement dans la partie moyenne de l’intestin grêle.
Il existe deux types de bypass :
le bypass classique
le mini bypass :

Il s’agit d’une révolution récente du bypass classique.
Théoriquement , les avantages sont les suivants:
– une intervention plus facile et moins longue ( gain de 30 mn à 1 heure)
– une réversibilité totale, relativement simple à réaliser techniquement par cœlioscopie
Le bypass opère par plusieurs mécanismes qui s’associent :
– une restriction ( comme la gastro- plastie)
– une malabsorption( les aliments sont moins digérés)
– un dumping syndrome ( l’ingestion d’aliments très sucrés et en quantité importante, entraîne une sensation de malaise général et une accélération du pouls)
Donc, ce type d’aliments devra être pris en petites quantités
– une diminution du taux de ghréline ( hormone de la faim) , ce qui entraîne moins d’engouement pour la nourriture.
L’opération bypass consiste donc à réaliser une transsection de l’estomac, en vue de créer un petit réservoir d’environ 30 à 40 cc, ensuite une anse du petit intestin est amenée et connectée directement sur ce petit réservoir.
La longueur de cette anse varie selon l’importance de l’obésité, pour créer, plus ou moins un effet de malabsorption.

Du fait qu’il y’a restriction du volume au niveau de l’estomac, la majeure partie des patients, vont constater une diminution de la quantité de nourriture, pouvant être objectivement observée.
Le bypass est une opération majeure, qui dure 4 à 5 heures.
La durée d’hospitalisation est d’environ 7 jours.
La cicatrice est réalisée au niveau de l’abdomen, en haut de l’ombilic.
Lors de l’intervention, il n’y à pas de suppression de graisses au niveau de la paroi.
On se contentera seulement de la technique chirurgicale nécessaire à cette intervention.

 

Bypass quels avantages ?

– Intervention la mieux
connue, puisque réalisée depuis plusieurs dizaines d’années
– perte de poids plus importante que la sleeve ,
à moyen et à long terme
– peut être réalisée même en cas de reflux
gastro- œsophagien
– efficace chez les hyperphages ( gros
mangeurs), comme chez les grignoteurs
– les conséquences d’une fuite ( fistule) sur
l’une des sutures digestive, sont moins graves qu’après une sleeve

Il faut savoir qu’il existe deux types de bypass qui ont chacun
des avantages appréciables :

Le mini – bypass

 

C’est une évolution récente du bypass.
Ses avantages théoriques sont :
– technique opératoire plus facile, l’intervention est moins longue, 30 minutes
à 1 heure.
– réversibilité totale I
Les inconvénients du mini – bypass seraient :
– un reflux gastro œsophagien
– perte de poids à un an
Le mini – bypass a le même mode d’action et les mêmes conséquences sur
l’organisme que le bypass classique.
Le bypass gastrique agit par plusieurs mécanismes  associant :
– une restriction ( comme la gastroplastie)
– une malabsorption: les aliments sont mal digérés.
– un dumping syndrome ( la forte consommation d’aliments trop sucrés en
quantité importante provoque une sensation de malaise général et une
accélération du pouls)
– une diminution du taux de ghreline.

Le bypass gastrique

Le bypass, technique chirurgicale faisant partie de la chirurgie
de l’obésité, est la plus ancienne des interventions, destinées à réduire la
consommation de grandes quantités alimentaires.
La restriction qui en est le principe permet d’éviter d’importantes prises de
poids avec ce que cela entraîne de gêne physique et psychologique.
Cependant, pour que le résultat de cette intervention soit visible et apprécié
à moyen et à long terme, le patient devra respecter impérativement une hygiène
alimentaire rigoureuse.

Le bypass gastrique est donc une opération de restriction du volume de l’estomac, et sur lequel on ajoute une déviation avec le petit intestin, afin d’amener la nourriture plus loin .
Cette déviation engendre une malabsorption qui entraîne par la même occasion, une diminution de la quantité des nutriments absorbés, ainsi qu’une perte de poids.

La restriction, de son côté, diminue l’apport alimentaire.
L’opération consiste à effectuer une transsection de l’estomac afin de créer un petit réservoir d’environ 30 à 40 cc.
Ensuite une anse de petit intestin est amenée et connectée directement à ce petit réservoir.
La longueur de cette anse dépend de l’importance de l’obésité.
L’objectif étant de créer un effet de malabsorption.
Du fait qu’il y’a restriction du volume de l’estomac, il est normal que la majeure partie des patients vont constater qu’ils ne peuvent plus consommer les mêmes quantités d’aliments qu’avant.
En général, ils n’éprouvent plus le  besoin de prendre des suppléments alimentaires sauf dans le cas où la déviation doit être plus longue pour des raisons de poids.

La chirurgie est majeure, car elle dure de 4 à 5 heures.
L’hospitalisation sera d’une journée avant l’opération, et juste après l’intervention,  les patients sont transférés en soins intensifs pour surveillance.
La durée totale de l’hospitalisation est de sept jours.
La cicatrice est effectuée au niveau de l’abdomen en haut de l’ombilic.
Lors de l’intervention, la graisse présente au niveau de la paroi, n’est pas aspirée.

 

Bypass quels  Inconvénients ?

– Les principaux inconvénients sont :

-intervention plus lourde, donc plus longue
-risque de dumping ( malaise, nausée, crampes et diarrhée)

 

Quelle conduite suite à un bypass gastrique?

Après l’opération, il ne sera pas possible de manger sans l’autorisation du chirurgien, qui effectuera des tests de contrôle.
La reprise alimentaire imposera un régime à vie.
La convalescence se fera par étapes.
, Il ne sera permis que de boire des boissons pendant 5 jours, pour permettre au tube digestif de récupérer.
Il faudra alors se contenter de bouillons, de thés ou de tisanes ou juste un grand verre d’eau.
En revanche, il sera déconseillé de boire du jus de fruits, du café, du lait et toutes autres boissons sucrées ou gazeuses.

 

En quoi consiste la sleeve gastrique ?

 

L’intervention
dite  sleeve  gastrectomie, consiste à retirer une grande
partie de l’estomac pour former un tube.

 Les aliments seront d’abord ralentis pendant
leur passage dans le tube pour être évacués très rapidement par la suite par
l’intestin grêle.

 Cette chirurgie présente comme avantage :

– pas de sentiment de
privation car l’amaigrissement est mécanique

– la perte de poids est
plus importante

– pas d’implantation de
corps étranger

 La sleeve gastrique s’adresse aux personnes
dont le IMC est supérieur à 40 et peut 
être un substitut à l’anneau gastrique.

La sleeve gastrique compte ainsi parmi les interventions les plus
recommandées et dont le résultat dépasse souvent les attentes.

La sleeve  est enfin une opération chirurgicale connue comme une pratique qui relève de la chirurgie bariatrique. C’est une intervention fréquente, à laquelle on a recours dans la prise en charge chirurgicale de l’obésité pathologique.
Il s’agit de sectionner par voie coelioscopique la poche gastrique qui représente les 2/3 de l’estomac de manière à ne garder que le tube gastrique.  La réduction de l’hormone de l’appétit va introduire une sensation rapide et durable de satiété.

 

Sleeve,en quoi consiste le processus préopératoire ?

Avant de se
décider pour cette technique , le chirurgien et son staff, en première
consultation, dressent un bilan complet préopératoire après une recherche
soignée de contre – indications par différents  spécialistes et
établissent  un bilan sanguin.

 Il dresse conjointement un compte rendu sur votre bilan de santé et prend le maximum de précautions pour réussir l’intervention.

 

Comment se déroule l’intervention ?

La Sleeveappelée couramment gastrectomie longitudinaleest une opération
relativement élémentaire à réaliser et qui est brillamment menée par nos
chirurgiens.

 Elle dure 2h sous anesthésie générale et
requiert 5 jours d’hospitalisation. 

Le principe
de cette interventionconsiste en une section de la portion
verticale de l’estomac par agrafage longitudinalpour ne garder à
ce niveau qu’un tube étroit. La taille du nouvel estomac réduit à 15% de
l’estomac original, limite la quantité de nourriture avalée, ce qui engendre
une satiété rapide, puis une perte de poids.

Plusieurs chercheurs affirment que les complications lors d’une intervention Sleeve sont très rarissimes et ils soutiennent  que le risque engendré suite à une sleeve est inexistant par rapport aux autres interventions bariatriques.

 

Quelles suites Postopératoire ?

Dès le
lendemain de l’intervention, le patient est nourri par des aliments à texture
liquide tels que soupes et laitages en plus des jus de légumes qui perdurent
pendant la 1ere semaine, suivis par une nourriture lisse puis tendre pour les 2
autres semaines consécutives et afin de couvrir convenablement les apports
caloriques et protidiques pour un rétablissement rapide.

 Il est recommandé de rajouter a ces aliments
des poudres de protéines.

L’alimentation
normale reprend son cours régulier et avec modération, graduellement d’une
semaine à l’autre jusqu’à la 4e semaine où
la mobilisation se normalise.

 Les activités professionnelles et sportives
peuvent être reprises au bout d’un mois après l’intervention.

La sleeve
gastrique est une intervention qui, certes, régule et maitrise l’absorbation
des aliments, n’empêche que les personnes qui en ont bénéficié , ont un travail
à faire sur elles-mêmes.

En ce sens,
qu’elles doivent prendre le temps de s’adapter à la nouvelle situation .

Le bénéfice de l’intervention engendre beaucoup de satisfaction et mets les patients à l’abri des risques d’obésité .

 

Quel régime après la chirurgie ?

 

La période suivant directement l’intervention est une transition importante. Les patients doivent impérativement suivre une alimentation spécifique :


phase semi liquide :
Pour permettre au tube digestif de reprendre sa fonction, la reprise alimentaire sera entamée en douceur, par une alimentation semi liquide, sans sucre et fractionnée, et ce , durant les 5 jours suivants la phase liquide.
Le but de cette phase, est d’épaissir progressivement votre alimentation.
étape texture mixée :
Après les deux premières phases, l’alimentation évoluera vers une texture mixée ( purée ).
étape texture normale :
Passé le premier mois, il sera possible de reprendre une alimentation à texture normale.
Cependant, il faudra : 
– Bien mastiquer
– prendre de petits repas
– éviter le fractionnement
– boire en dehors des repas
– éviter les aliments chauds, très froids, ou très épicés surtout à jeun.
– faire du sport

 

 Pour un lectorat non médical, c’est quoi un bypass?

En anglais, le bypass signifie  » court – circuit  » . Il s’agit de faire passer les aliments par un circuit plus court, de façon à empêcher les calories d’avoir le temps d’être absorbées par l’organisme.
En d’autres termes, l’aliment n’est pas utilisé en totalité et les graisses sont expulsées, sans avoir le temps d’être stockées.

 

Existe-t-il un poids minimum au dessus duquel il n’est pas raisonnable d’intervenir ?

 

 

Généralement, le poids est un mauvais critère de décision.
Le plus important est la répartition de la masse grasse.
Un surpoids extrême ( IMC au dessus de 60) peut être un facteur de risque.
Les études récentes recensent 5 facteurs de risques ( un IMC supérieur à 50, l’hypertension artérielle, l’âge supérieur à 45ans, les antécédents de phlébite ou d’embolie pulmonaire).

 

Pourquoi certaines personnes en surpoids reculent elles devant l’opération ?

Comme on peut s’y attendre, les raisons sont multiples.
D’abord, la peur du risque anesthésique.
Il existe aujourd’hui assez de connaissances sur les technique d’anesthésie qui montrent que ce risque est minime.
En tout cas, pas plus important que le risque de laisser évoluer cette pathologie, qui est l’obésité.

 

Après un bypass, à combien peut-on estimer le degré de satisfaction ?

D’après les enquêtes, 8/10 et 10/10 sont satisfaits de l’opération.
Généralement, tout dépend de comment est posée la question.
En général, les patients sont enfin satisfaits de pouvoir perdre du poids, mais restent inquiets des faibles quantités de nourriture qu’ils peuvent absorber.

 

Une anesthésie générale est-elle indispensable ?

Oui, toutes les interventions sont réalisées par cœlioscopie et nécessitent une anesthésie générale.

 

La chirurgie de l’obésité présente t – elle des risques importants ?

Toutes les interventions chirurgicales avec anesthésie générale présentent des risques.
Pour la chirurgie de l’obésité, le risque est majoré. Car les patients en surpoids sont plus fragiles, plus difficiles à anesthésier et plus difficiles à opérer.
C’est la compétence de l’équipe qui peut minimiser les risques opératoires.

 

L’anneau gastrique peut-il être rejeté par l’organisme ?

L’anneau est en silicone. Il est testé scientifiquement et ne représente aucun risque de rejet.
Par contre, certains risques spécifiques existent. Ils font partie des complications envisageables.

 

Combien de temps faut-il pour récupérer après l’intervention ?

En règle générale, la durée de récupération dépend de plusieurs facteurs :
– le type de l’intervention
– l’âge du patient
– l’importance du surpoids
En général, la durée de récupération est d’environ une semaine après une gastroplastie, et 15 jours après une sleeve ou un bypass.

 

Quelle est la différence entre une sleeve et un bypass ?

La gastrectomie longitudinale consiste simplement à réduire la taille de l’estomac, alors que le bypass, en plus de réduire le volume de l’estomac, réalise aussi un court – circuit pour modifier le circuit de l’intestin grêle ainsi que l’absorption des aliments.
La sleeve gastrectomie est une chirurgie restrictive , alors que le bypass est une chirurgie restrictive et malabsorptive . Les effets secondaires sont différents.

 

La perte de poids est-elle automatique ?

D’abord, la baisse du poids suite à une chirurgie de l’obésité est progressive , ensuite elle dépend du type d’intervention à réaliser.
Le plus important à savoir, que la chirurgie de l’obésité seule ne peut pas faire perdre du poids.
L’adoption d’un régime alimentaire sain et équilibré ainsi que l’exercice physique, sont nécessaire pour garantir un meilleur résultat.

 

Une grossesse est-elle possible après l’opération ?

 

 

Quel que soit le type d’intervention choisie, une grossesse est toujours possible à la suite d’une chirurgie bariatique.
Toutefois, il est recommandé d’attendre un an après l’opération, le temps que le poids se stabilise.

 

À quel âge peut-on bénéficier d’une chirurgie bariatrique?

Une chirurgie de l’obésité n’est pas envisageable pour les mineurs ( sauf cas de force majeure).
Il est recommandé de pratiquer une chirurgie de l’obésité à partir de 18 ans.
Pour les adultes , l’âge idéal pour pratiquer l’intervention est avant la soixantaine. Au-delà, les risques pendant l’opération et après sont évidemment plus nombreux.

 

Quand une chirurgie de l’obésité est-elle indiquée ?

Compte tenu des recommandations en vigueur, une chirurgie de l’obésité n’est envisageable qu’après un bilan préopératoire et après l’échec d’un traitement médical, des régimes alimentaires et du sport.
Ainsi, la chirurgie de l’obésité est indiquée dans les cas où un IMC se situe entre 35 et 40kg/m2.
Il s’agit donc là de sujet atteint d’obésité sévère ou modérée.

 

Sur quelle période s’exerce le suivi postopératoire ?

Il faut préciser que cette chirurgie ne s’adresse qu’aux patients vivants une obésité massive ( IMC supérieur à 35 ).
Chaque cas d’obésité, représente une singularité.
Les résultats de l’opération peuvent être suivis après 10 ou 20 ans de la date de l’opération.
En vérité, chaque résultat s’obtient selon une trajectoire individuelle qui implique des paramètres comportementaux, sociaux ou économiques.
Ces paramètres doivent être analysés et intégrés au raisonnement médical.
Les spécialistes estiment que les facteurs productifs du succès de la chirurgie de l’obésité sont clairs:
– reprise d’une activité physique régulière
– suivi rigoureux des conseils nutritionnels
L’importance du suivi postopératoire n’est plus à prouver , des patients peuvent ne pas maigrir ou reprendre du poids.

 

 Quelles sont les principales recommandations sur la chirurgie de l’obésité ?

 

Il convient de savoir en toute priorité que le parcours d’un patient candidat à la chirurgie de l’obésité est un projet personnalisé qui exige une prise en charge préopératoire importante, à laquelle participent le praticien, le nutritionniste, le chirurgien et nécessairement le psychologue et le patient lui-même, principal concerné.
Cette prise en charge recommandée notamment pour les grands obèses, vise à accompagner le patient en préopératoire pour l’informer de tout ce qu’il doit savoir sur le type d’intervention qui convient le mieux à son cas, et sur le déroulement de l’opération.
La préparation psychologique est essentielle pour préparer le patient à accepter sa nouvelle silhouette et s’y adapter .
La mise en place d’un programme d’éducation thérapeutique est une recommandation importante.
À l’issue de ce programme, la décision d’intervenir chirurgicalement, est prise avec le patient et l’équipe qui l’encadre.
Après l’intervention, le patient doit être suivi régulièrement tout le long de sa vie. C’est aussi une recommandation importante, tant il s’agit de l’aider et l’accompagner pour ne pas retomber dans l’obésité.

 

La chirurgie de l’obésité a beaucoup évolué ces dix dernières années, quelle est la problématique de cette chirurgie, et peut-on s’attendre à de nouvelles évolutions ?

Il y’a dix ans ou plus, la technique opératoire utilisée était l’anneau gastrique. Ensuite il y’a eu le bypass puis le mini bypass.
Le développement et les progrès accomplis par la cœlioscopie, ont permis à la chirurgie de l’obésité de faire évoluer ces techniques.
L’anneau gastrique semblait être dans les années 90 une technique prometteuse.
Le problème était l’absence d’efficacité à long terme de cette technique.
À cette époque, les études ont montré que les patients reprenaient du poids à distance de l’opération.
Actuellement, les recherches continuent en vue de développer davantage la chirurgie de l’obésité.
Il s’agit notamment d’amélioration technique sur l’acte chirurgical lui-même.

 

Comment faut-il considérer la chirurgie de l’obésité ?

En fait, et pour mieux comprendre la chirurgie de l’obésité, il y’a deux situations différentes, à considérer.
Soit le patient n’a aucune pathologie grave. Dans ce cas, la chirurgie est indiquée pour un excès de poids plus important ( de l’ordre de 40 kg) .
Le poids minimum pour opérer est alors de 100kg pour une taille de 1m60.
Soit le patient est hypertendu , diabétique ou a des problèmes respiratoires, dans ce cas la barre du poids minimum est abaissée.
Dans tous les cas, il s’agit d’un surpoids très significatif.

 

Quels sont les principaux risques liés à la chirurgie ?

Tous les spécialistes conviennent qu’en fonction du temps, les risques sont répartis en trois catégories :
– il y’a les risques per – opératoire ( pendant l’opération). Ces complications peuvent être plus ou moins graves.
– les complications postopératoire, elles sont d’origine médicales ou chirurgicales
– les complications tardives, la plus grave est l’occlusion. Mais cette complication est moins fréquente avec le mini bypass qu’avec le bypass classique.

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